Béninois, aime ta patrie

Publié le par Akotêgnon Gbêdékounnou Ascension BOGNIAHO

Béninois, aime ta patrie

Incipit

Le présent texte est une contribution à un éveil de l'esprit patriotique au Bénin. En effet, depuis l'accession à la souveraineté nationale de leur pays, les Béninois se battent pour l'émancipation réelle de leur patrie. Les succès dans cette action sont mitigés à cause, entres autres, du manque de patriotisme.
1.  Dis-moi de quel pays tu viens,
Et je te dirai qui tu es.
Mieux, je te dirai quel tu es.
2.  Comme tes père et mère et ton éducation,
Tout comme le nom que tu portes,
Ton pays te marque.
3.  Il te marque si fortement de sa géographie, de son histoire et de sa culture,
 Qu’il fait de toi, son prototype, reconnaissable entre mille autres.
4. Et il te suffit de t’habiller, de marcher, de manger ou d’ouvrir la bouche quelque part,
Pour te faire étiqueter comme Béninois.
5. Secoue donc cette appellation tant qu’il te plaira,
Mais, elle te collera à la peau, à ton être comme une sangsue,
Qui ne te quittera jamais.
6. Béninois du Nord et du Sud !
Béninois de l’Est et de l’Ouest !
Votre union fait de vous un seul corps,
Doté d’une seule âme et d’un seul cœur
Qui bat aux pulsations de chacun de vos cœurs, de ton cœur,
Pour chanter au monde votre unicité et celle de votre Patrie, le Bénin.
7. N’oublie pas ses gracieux  dons pour ta survie :
Sa terre nourricière te prodigue les fruits des arbres, les récoltes des semailles, l’eau potable des sources ;
Ses savanes et forêts t’offrent une venaison de choix, nourrissent ton bétail;
Ses fleuves et rivières, son océan, une abondante pêcherie,
C’est ta Mère-Nourricière, c’est ta Mère-Patrie.
8. Ses premiers fils, tes pères, l’ont compris.
Et contre vents et marées,  
Ils l’ont aimée, l’ont défendue et  conservée intacte pour toi. 
Ils te l’ont léguée comme un précieux cadeau,
Aime-la.
9. Pauvre ou riche, elle vit en toi, et toi, en elle.
Sache-le pour ton bien.
10. Regarde un peu combien tu aimes ton corps !
Tu le laves, tu le pares de beaux vêtements tous les jours,
Tu l’entretiens par de bons aliments, 
Tu le soignes quand il est malade
Ainsi dois-tu prendre soin du Bénin, ton pays, ta Patrie.
Ainsi dois-tu avoir soin de chacun de tes frères, pour être des membres d’un seul et même corps unis.
11. Oui, toutes les lois sont de circonstance, mon frère.
Éphémères tous les régimes.
Qu’ils se fassent mous pour toi !
Tu vivras dans ton pays.
Qu’ils deviennent furieux à ton encontre !
Où donc t’enfuiras-tu ?
Où te cacheras-tu ?
12. Les rivages lointains transpirent la mort, l’humiliation,
Ils distillent  la solitude.
Mais elle, la Patrie, est là,
Fidèle dans son soutien,
Qui berce doucettement le cœur du fils esseulé, désabusé, blasé.
13. Aux gémonies les concepts clanifiants et diviseurs !
Mouvance et  opposition !
Ne sont-ce pas des frères ?
Qui devraient s’unir pour donner un contenu réel au mot depuis longtemps creux d’indépendance ?
14. Également aux orties les sordides intérêts personnels !
Assassins impénitents d’honorables désirs de bonheur de la Partie pour chacun de ses fils et chacune de ses filles.
Bannis et mis aux fers le mensonge et l’hypocrisie 
Pour que triomphe la vérité
Par quoi tu travailleras sainement pour l’épanouissement de ta Patrie.
Dans la fraternité et une justice équitable

15. On n’a qu’une seule Patrie,

 

16. Il faut la bâtir, afin qu’il y fasse davantage bon vivre pour tous,
Quoiqu’on dise et qui qu’on soit.
Et personne n'y sera vraiment de trop.
Aime-la.
 
17. La langue et les dents sont au service d’un même corps.
Elles se chamaillent, la dent écrase la langue
Mais elle ne sort pas de la bouche pour autant.
Au contraire, dents et langue s’unissent davantage
Elles le font dans le pardon et l’amour,
Pour le bien-être du corps.
Béninois, aime ton frère, aime ta Patrie
18. Le déporté, l’exilé d’antan et d’aujourd’hui te le diront : il fait bon vivre chez soi.
Et quand même ces malheureux du sort et du frère
Se cachent pour leur conservation,
Ils te confesseront le soutien indéfectible de leur Patrie.
Ils y vivent toujours,
Pour de vrai ou en de douces pensées.
19. Et tu l’aimeras, non pas pour un homme ni pour un régime,
Tu l’aimeras pour elle-même,
Afin de la maintenir debout, par tes actes positifs,
 Pour les générations à venir.
20. Crée donc les conditions favorables pour y vivre, paix et fraternité,
 Pour toi et pour tes frères.
Car éternelle est la Patrie.
C’est toi qui passes.
La Patrie elle, elle est toujours là.
Béninois, aime ta Patrie !
Akotêgnon Ascension BOGNIAHO

Publié dans Littérature

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H
Voici le lien du texte du Prof Victor TOKPANOU, très discursif et s'insurgeant contre le concept insulant de Béninoiserie:<br /> <br /> Victor Topanou : Contre la « béninoiserie » et pour la « béninitude » ! <br /> https://archives.beninwebtv.bj/2018/06/victor-topanou-contre-la-beninoiserie-et-pour-la-beninitude/
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A
Je l'ai récupéré depuis trois jours déjà. Mes occupations ne m'ont pas permis de le distribuer. Merci beaucoup.<br /> S'il réfute l'expression "béninoiserie" c'est que le phénomène existe, qu'on peut classer parmi des comportements antipatriotiques, car tout ce qui agressé un concitoyen peut et doit être rangé dans cette rubrique. Les prismes d'analyse de son texte ne sont pas tous objectifs et, enfin, la visée portique du propos en fait un système bancal : "la béninitude".<br /> Merci de me l'avoir retrouver.
H
Merci Professeur. Il est tellement plaisant de vous lire; mieux, de voir que le texte provoque autant d'engouement, de commentaires, provoquant tantôt une euphorie silencieuse, tantôt une tristesse patente. Le thème abordé, de part son importance, réjouit. Il nous amène à nous interroger sur notre amour de la patrie. Et pour seule réponse, la négation, attriste. Comme un art latent se découvre lent, on ne peut qu'espérer que cet AMOUR de la PATRIE deviendra dans les jours prochains notre crédo, le viatique pour un long voyage vers le développement réel.
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A
Vous avez conclu et juste. Que nous reste-t-il à faire à présent? Cesser nos lamentations, nous battre pour que l'instauration et la généralisation d'une éducation au patriotisme prenne place dans le pays, à l'école, dans les médias parlés, écrits, par affiches et affichettes. C'est là un programme auquel doit s'atteler tous les ministères de ce pays, les concessions religieuses et la presse. La libération et l'épanouissement du Bénin passent par les gains précieux de cette croisade. C'est pourquoi, j'ai vulgarisé ce texte plus que je n'en ai fait de tous mes écrits. J'aime votre engagement, et il me suffit.
H
La question du sentiment patriotique ne se pose plus car le texte est en lui même une réponse à cette interrogation. C'est partir d'un constat de ce manque de patriotisme, pour donner sens " au mot longtemps creux d'indépendance", que l'auteur, a eu toute cette motivation pour aborder le sujet. J'ai vraiment pris du plaisir à lire ce texte, mieux à y apposer un commentaire. Ce texte est digne d'un sujet de réflexion à soumettre à tous.
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A
<br /> Tous<br /> 102<br /> Visible<br /> 92<br /> Caché<br /> 10<br /> Visible<br /> Akotêgnon Gbêdékounnou Ascension BOGNIAHO (email) le jeudi 05 août 2021, 07:56 sur Béninois, aime ta patrie<br /> Commentaire d'origine - HAYAFANME Ghislain<br /> De la forme jusqu'au fond, ce texte, poème a transcendé les limites d'un texte dont l'essentiel se trouve dans le contenu. Ce serait réducteur, un peu trop de la qualité de l'œuvre. Mon commentaire s'en va être un peu long, je m'en excuse d'avance. 1960, il plut sur plusieurs pays de l'Afrique de l'ouest un soleil porteur d'espoir : indépendance. C'est dire qu'ayant reçu l'espoir de mieux vivre depuis plus de 60 ans, les peuples devraient être à un niveau de développement qui ne saurait être édulcoré ni par les grandes promesses électorales ni les grands actes sociaux qui tendent à adoucir les cœurs offusqués par ce retard criard dans le développement. Le parallélisme blessant fait avec les pays asiatiques notamment la Chine, le Japon, ayant connu des progrès exponentiels ces dernières décennies est une autre preuve des résultats assez mitigés que nous avons en tant que pays indépendant, enfin s'il est vrai. Soit. c'est dans ce contexte que l'auteur, amoureux de son pays, s'est assis pour mieux exprimer son mal-être face à ce fait, son bien-être d'appartenir à sa patrie(tout le poème est avant tout une déclaration d'amour pour sa patrie, le cœur colorié aux couleurs du drapeau du Bénin en première page témoigne de cela, patrie qu'il exhorte à construire ensemble) sans oublier de rappeler qu'être patriote est une valeur cardinale pour un mieux être commun.<br /> Dans un premier temps, il décrit la patrie en l'assimilant à un cadre où il fait bon vivre ( terre nourricière, fruits, eau potable...)<br /> Puis à l'être ( un corps qu'il faut entretenir, la bouche, membres, le cœur, l'âme...) et à la famille (père , mère, frères, héritage...). On pourrait l'assimiler à une femme, aimante, donnant un amour sans faille à tous ses filles et fils. C'est dire toute l'importance que revêt le patriotisme pour une nation. L'auteur attire dans un premier temps notre attention sur l'importance de notre patrie, insistant sur ce qu'elle nous apporte ; ensuite il nous appelle à être patriotes comme nos pères l'ont été, à prendre soin de notre mère-patrie. Il n'a pas manqué de mettre en exergue ces quelques querelles qui sont un frein pour ce patriotisme ancré en nous: ces concepts clanifiants et clivant, mouvance et opposition.<br /> Nous devons être en mesure de prendre de la hauteur par rapport à tout cela, mettre la patrie au dessus de tout. Aucune grande nation ne s'est bâtie sans de vrais nationalistes. Comment vouloir grandir sans cette culture ? (Question oratoire)<br /> L'auteur pour finir nous exhorte à être des amoureux de notre pays, au point de relever cette nostalgie des jours qui passent quand l'on est loin de sa patrie, nostalgie que l'on taie trop souvent, ce mal du pays que l'on sait pourtant. Nous sommes tous d'une même patrie, peu importent nos divergences, la patrie sera toujours. Pour preuve de son appartenance à cette même patrie et comme une empreinte béninoise laissée dans cet écrit, il laisse au verset 17, une expression proverbiale assez usité en langue fon qui traduit cette synergie entre la langue et les dents pour manger. C'est ce à quoi nous invite l'auteur.<br /> Oui, nous allions fêter une fois de plus cette pseudo accession à la souveraineté nationale et internationale. J'ai, pour ma part, trouvé cette fête ridicule parce que nous ne sommes pas vraiment souverains. Et en cherchant les causes de cet état de choses, j'ai constaté qu'il nous manquait un grain de patriotisme. Voilà l'origine du texte. Mais comment le texte conçoit-il ce sentiment ?<br /> Il le perçoit comme l'Amour. Or l'amour est travail, acceptation de l'autre, il est pardon, c'est le culte de la vérité dont les pratiquants regardent dans la même direction, se souviennent l'un de l'autre, et fortement; l'amour est abnégation et sacrifice, don de soi. Son existence reconnaît celle d'une histoire commune, d'une autre existence à marcher ensemble. Le patriotisme est presque une religion à l'intérieur de laquelle l'individu est tout à la fois présent et absent pour que vivent tout le monde et le pays, la patrie.
H
De la forme jusqu'au fond, ce texte, poème a transcendé les limites d'un texte dont l'essentiel se trouve dans le contenu. Ce serait réducteur, un peu trop de la qualité de l'œuvre. Mon commentaire s'en va être un peu long, je m'en excuse d'avance. 1960, il plut sur plusieurs pays de l'Afrique de l'ouest un soleil porteur d'espoir : indépendance. C'est dire qu'ayant reçu l'espoir de mieux vivre depuis plus de 60 ans, les peuples devraient être à un niveau de développement qui ne saurait être édulcoré ni par les grandes promesses électorales ni les grands actes sociaux qui tendent à adoucir les cœurs offusqués par ce retard criard dans le développement. Le parallélisme blessant fait avec les pays asiatiques notamment la Chine, le Japon, ayant connu des progrès exponentiels ces dernières décennies est une autre preuve des résultats assez mitigés que nous avons en tant que pays indépendant, enfin s'il est vrai. Soit. c'est dans ce contexte que l'auteur, amoureux de son pays, s'est assis pour mieux exprimer son mal-être face à ce fait, son bien-être d'appartenir à sa patrie(tout le poème est avant tout une déclaration d'amour pour sa patrie, le cœur colorié aux couleurs du drapeau du Bénin en première page témoigne de cela, patrie qu'il exhorte à construire ensemble) sans oublier de rappeler qu'être patriote est une valeur cardinale pour un mieux être commun. <br /> Dans un premier temps, il décrit la patrie en l'assimilant à un cadre où il fait bon vivre ( terre nourricière, fruits, eau potable...)<br /> Puis à l'être ( un corps qu'il faut entretenir, la bouche, membres, le cœur, l'âme...) et à la famille (père , mère, frères, héritage...). On pourrait l'assimiler à une femme, aimante, donnant un amour sans faille à tous ses filles et fils. C'est dire toute l'importance que revêt le patriotisme pour une nation. L'auteur attire dans un premier temps notre attention sur l'importance de notre patrie, insistant sur ce qu'elle nous apporte ; ensuite il nous appelle à être patriotes comme nos pères l'ont été, à prendre soin de notre mère-patrie. Il n'a pas manqué de mettre en exergue ces quelques querelles qui sont un frein pour ce patriotisme ancré en nous: ces concepts clanifiants et clivant, mouvance et opposition.<br /> Nous devons être en mesure de prendre de la hauteur par rapport à tout cela, mettre la patrie au dessus de tout. Aucune grande nation ne s'est bâtie sans de vrais nationalistes. Comment vouloir grandir sans cette culture ? (Question oratoire)<br /> L'auteur pour finir nous exhorte à être des amoureux de notre pays, au point de relever cette nostalgie des jours qui passent quand l'on est loin de sa patrie, nostalgie que l'on taie trop souvent, ce mal du pays que l'on sait pourtant. Nous sommes tous d'une même patrie, peu importent nos divergences, la patrie sera toujours. Pour preuve de son appartenance à cette même patrie et comme une empreinte béninoise laissée dans cet écrit, il laisse au verset 17, une expression proverbiale assez usité en langue fon qui traduit cette synergie entre la langue et les dents pour manger. C'est ce à quoi nous invite l'auteur.
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A
Votre commentaire enrichit le texte en l'éclairage de feux nouveaux sortis de votre sensibilité et de votre culture littéraire. Oui, la source des difficultés de ce pays sur la route de la véritable émancipation se trouve essentiellement dans la faiblesse du sentiment patriotique de ses fils et filles. J'insiste à nouveau pour dire que l'amour de la patrie reste la cler fondamentale du développement. Si l'on n'aime pas son pays, n aime pas ceux qui en sont originaires comme soi. On ne peut donc logiquement pas travailler pour leur bien-être, la première et la seule préoccupation de la patrie pour ses fils et filles. C'est pourquoi, elle leur procure naturellement ce dont ils ont besoin pour leur conservation à la base. Ils leur revient de valoriser ces conditions de base. Ainsi, toute entreprise de développement qui ne met pas l'amour et la fraternité comme catalyseurs ne peut être considéré comme patriotique, elle est personnelle, accrochée aux intérêts individuels.<br /> J'aime votre commentaire et je vous en remercie.
U
Si vous le permettez, Professeur, je voudrais faire une observation. Bien que l'éveil au patriotisme soit individuel -il faut individuellement se reconnaître patriote avant de vouloir s'éveiller-, ce qui fera mouche ne sera pas «nos individualités», mais notre union: «nous». Mais, je remarque notamment à partir des points 6 et 7 une personnalisation de l'appel et votre non-implication (l'emploi de la deuxième personne (votre, vous, te, toi, tu). Mais, je sais que vous êtes plus que impliqué.
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A
Ce texte fonctionne comme une exhortation. Aussi, interpelle-t-il, s'adresse-t-il à des gens et à l'auteur lui-même. Il n'est pas nécessaire qu'il s'implique outre mesure afin son sache qu'il est patriote. Béninois comme ceux à qui il s'adresse, l'auteur est convaincu que lui-même n'est pas patriote au sens noble du terme. <br /> Le résultat attendu est que le peuple soit formé au patriotisme en partant des générations montantes.
U
J'ai pris, comme d'habitude, du plaisir à lire votre publication, un éveil au patriotisme et un appel patriotique. Oui, car il faut être patriote pour inviter les autres à l'être et ceux qui le sont déjà à l'être davantage. <br /> Un tel message doit être vulgarisé et annoncé telle la bonne nouvelle à ceux qui, comme des «païens», ne croient plus en la patrie, estiment que le patriotisme n'est qu'un vain mot ; ceux dont la flamme du patriotisme s'est éteinte ou a été éteinte par les politiques ; ceux qui ont la flemme de s'éveiller au sursaut patriotique.
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A
Je reconnais en votre commentaire un enrichissement du texte. Ma grande interrogation est de savoir si nous avons du sentiment patriotique? Je répondrais volontiers par la négative. Le patriotisme commence par l'acceptation de tous ses concitoyens comme frères et la prise en compte de chacun d'eux dans nos agir. Ainsi, deviennent -ils un seul corps uni par les mêmes aspirations et chacun de leurs actes concourt à la résolution des grands défis sociaux. Dans de telles conditions, où place-t-on les détournements, les malversations, les clivages interpersonnels, le népotisme? <br /> Nous sommes plus nationalistes que patriotes, car nous ne connaissons que les gens de nos ethnies qui ne sont rien d'autre que de micro-nations. Un peuple que le destin n'a pas essentiellement lié ne peut développer un vrai patriotisme. L'histoire qui aurait lier les populations de notre pays est la colonisation dans sa branche de décolonisation. Malheureusement, nos populations l'ont vécu différemment. À vrai dire, il n'y a que le royaume du Dahomey qui se soit battu contre le colon blanc. Les autres populations victimes des agissements de ce royaume ont pactisé presque avec l'envahisseur. Il y avait donc une haine intertribale sur laquelle a surfé le colon. Dès lors, à l'avènement de l'indépendance, il y avait pas de patrie dahoméenne à proprement parler. <br /> L'agression de 76 aurait réuni ce peuple autour d'un même combat, mais elle a été mal négociée par les dirigeants. <br /> Alors vous, Ulrich, vous sentez-vous animé par un sentiment patriotique?
H
Beau texte professeur. Il a une valeur instructive et suscite vraiment une réelle prise de conscience de la part des Béninois eux-mêmes. Ces derniers doivent contribuer au développement de leur pays. Ils se doivent d'embellir et de rehausser son image. Surtout, ils doivent s'unir davantage à cette fin et mettre de côté leurs différends et les perceptions péjoratives imputées aux Béninois à travers ''la Béninoiserie ''.
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A
La nouvelle dimension qu'apporte votre commentaire à ce texte est le concept de "béninoiserie". Je l'ai longtemps utilisé jusqu'au jour où j'ai lu Opéra News, un texte rectificatif du prof Victor Tokpanou sur le concept. Il le récuse totalement en utilisant des arguments qui ne sont pas dénués de bon sens. Les exceptions qu'on peut trouver dans son texte prouvent que la chose existe bel et bien. <br /> Cherchons le texte ensemble sur le réseau social et mettons-le à la lecture de nos amis. Merci.
H
Beau texte professeur. Il a une valeur instructive et suscite vraiment une réelle prise de conscience de la part des Béninois eux-mêmes. Ces derniers doivent contribuer au développement de leur pays. Ils se doivent d'embellir et de rehausser son image. Surtout, ils doivent s'unir davantage à cette fin et mettre de côté leurs différends et les perceptions péjoratives imputées aux Béninois à travers ''la Béninoiserie ''.
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A
Merci cher professeur pour cet article. Lorsque j'ai posé mes yeux sur ce texte, j'ai tout de suite constaté qu'il est animé d'un souffle, d'un feu sacré qui tente à réveiller en chaque fils du terroir le patriotisme. Un patriotisme qui, en lisant entre les lignes, existe chez le béninois mais qui n'est pas suffisamment ancré dans ses actes. En décortiquant le poème (écrit en verset), il fonctionne comme un hymne, une invite à aimer sa patrie, à la défendre contre tout en toute circonstance, à s'unir pour la bâtir. Et pourquoi ? Tout simplement parce que la patrie vit en nous, nous confère ses marques indélébiles et nous distingue des autres. Elle nous abreuve et a demeuré hier, demeure aujourd'hui et sera demain. Elle est un précieux don à conserver et à léguer à la postérité.
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A
Je suis subjugué par votre commentaire. Il embrasse dans une belle simplicité la totalité du texte, en montre les contours et en révèle nettement les dimensions. <br /> Oui! Si chaque Béninois que vous créditée par indulgence d'un patriotisme pouvait l'utiliser à chaque instant dans son agir, nous passerons le guet exigeant du développement dans trop de difficultés<br /> Mais j'ai bon espoir que cela arrivera.<br /> Merci d'être passé.
E
J'approuve entièrement l'idée des deux types d'exilés professeur. C'est une vérité
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E
Surtout que la situation sociopolitique actuellement au Bénin a fait beaucoup d'exilés... J'ai une pensée pour toutes ses personnes qui vivent loin de chez eux. Ceci dit ils doivent aussi et toujours cultiver l'amour de la patrie. Il peuvent détester un homme mais pas leur pays. C'est à cette seule condition qu'on préservera la paix et qu'on fera développer cette nation. Merci à vous pour ce chant qui célèbre l'identité.
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A
Vous avez raison. Il n'est pas agréable de vivre loin de chez soi. Il y a toujours quelque chose qui vous manque. L'autre aspect se trouve dans votre incapacité d'investir convenablement chez vous. <br /> La chèreté de la vie de nos jours est consécutive au départ forcé de certains opérateurs économiques du pays. Vous ne me direz pas que ceux qui ont développé un secteur économique ne manquent pas à leur pays si on les bannissait. Quelqu'un d'autre aura beau prendre le secteur, il n'y réussira jamais autant que lui même avec plus de moyens.
E
Des questions pertinentes sortent de votre commentaire... Questions auxquelles je n'ai malheureusement pas de réponse. Absolument d'accord avec l'enseignement du patriotisme dans nos écoles. Ceci règlera à coup sûr un certain nombre de dérives.<br /> J'ai beaucoup apprécié ce texte. Il me rappelle ''l'aube nouvelle '' .<br /> Un passage m'a marqué : celui qui aborde la nostalgie des exilés. Et je tire cette conclusion (il fait toujours bon vivre chez soi malgré tout.)
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A
Vous avez raison sur toute la ligne. Il importe que l'on enseigne le patriotisme à l'école en le fondant sur l'histoire du pays. Cela ne devrait pas être difficile faire pour peu des spécialistes de curricula s'y penchent patriotique. Si le pays et ses enfants ne mettent au centre de toutes leurs attestations la Partie, ils n'avanceront pas.<br /> L'aube nouvelle est en grande partie une composition littéraire où il y a beaucoup de fictions çà et là ou la poésie. Même les générations de ce texte ne s'y retrouvent pas. En fait, beaucoup de Béninois n'ont pas vécu une histoire commune,les micronations disséminées sur le territoire n'ont pas donné la possibilité au combat pour un destin commun. Le colonisateur n'a vu que le danxomè et xogbonou qui étaient des royaumes constitués. Il a battu le premier et pacifié le second par un protectorat. Or, les deux ne constituent pas le Bénin. Notre nation est à construire avant d'aller vers la patrie. Nous avons du pain sur la planche.<br /> Il y a deux types d'exilés aujourd'hui : les exilés hors du Bénin et ceux qui n'ont pas droit à la parole pour aider à construire le pays. Ils portent leur pays dans leur cœur et en silence. Sans le concours de tout le monde, le pays ira pas de l'avant.
E
Whaou !!! C'est un très beau texte qui doit réveiller en chacun de nous l'amour de la nation. Merci professeur de nous rappeler qui nous sommes. On ne peut renier son identité pour un tel. Dieu veille sur le Bénin et sur ces filles et fils. Nous sommes attachés à cette terre plus qu'on ne le pense.
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A
Merci de votre commentaire. Il m'encourage. Une muse m'a commandé ce texte, je l'ai fait. J'ai voulu, par son concours, que le texte soit plus réflexif que littéraire. Oui, la patrie est tout pour un individu. Plus que son milieu de naissance, elle est la pierre formatrice de sa personne. En lui donnant son amour, elle attend de lui qu'il lui en redonne, ce qui nous fait défaut au Bénin. Mais qui aime on pays aime son frère. <br /> Malheureusement, à l'observation de la vie des Béninois, on note qu'ils ne s'aiment pas et, par ricochet, n'aiment pas leur pays. Comment pourront-ils dans ces conditions travailler pour son développement ? Aussi, avons-nous besoin d'enseigner le sentiment patriotique dans les écoles afin de donner à cette terre du Bénin, un tissu réel de nation-patrie.